Histoire

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Depuis 20 ans déjà !


En 1989, sous l’impulsion du Pr. André Noël, des médecins scolaires actifs dans tous les réseaux d’enseignement en Communauté française, décidèrent un soir de juin à Namur, de se rassembler au sein d’une union professionnelle : l’APMS. Elle entendait promouvoir pour chaque élève une médecine scolaire de qualité mais aussi, au sein des instances concernées par la santé à l’école, faire entendre la voix des médecins et défendre leur statut professionnel.

Elle commença son existence officielle dès 1990 avec la publication – largement commentée – d’un « Livre Blanc sur la Santé Scolaire » et n’a eu de cesse depuis lors, de promouvoir des idées et des pratiques nouvelles en matière de promotion de la santé et du bien-être à l’école.

 

LES PREMICES DE LA MEDECINE SCOLAIRE

A l’époque, la loi de 1964 sur l’Inspection Médicale Scolaire ne permettait que timidement d’échapper à une logique de dépistage systématique, subventionné à l’acte médical presté et visant à repérer les anomalies affectant la scolarité, à dépister les maladies infectieuses, à écarter les malades et à promouvoir l’hygiène et la salubrité en milieu scolaire. Il n’y avait guère de possibilité de suivi adapté des élèves qui le nécessitaient, pas plus que d’éducation à la santé à l’école. Les contacts entre enseignants et médecins scolaires (ils étaient alors près de 600 !) étaient souvent quasi inexistants, tout comme ceux avec les familles. Cependant, dès 1980, dans le cadre d’une expérience de rénovation limitée à la présence d’un médecin coordonnateur d’équipes au sein des centres IMS, d’autres activités et d’autres modes de fonctionnement ou de collaborations avec les CPMS, l’ONE, le FARES, les CPF et le SAJ étaient explorés.

Les fondateurs de l’APMS défendaient l’idée d’une refonte de la loi de 64 basée sur les acquis de cette expérience de rénovation. A cette fin, l’Association a été depuis sa fondation, représentée au sein des diverses instances de l’IMS, puis actuellement, au sein du Conseil Supérieur de la Santé, de la Commission d’Avis de la Promotion de la Santé à l’Ecole, de la cellule Provac, du FARES…etc.

En 20 ans, l’APMS a traversé bien des bouleversements qui, bousculant notre société, ont atteint l’école, les élèves, les parents et les enseignants. Les difficultés économiques et financières de la Communauté française et la mise en place des instances de Promotion de la Santé ont notablement amputé le budget initial alloué à la santé scolaire. Les suites de la communautarisation de l’enseignement ont eu comme conséquences l’élaboration, attendue de longue date, des décrets PSE de 2001-02 et la réduction parfois propblématique du nombre de médecins scolaires.

 

VERS UNE NOUVELLE MEDECINE SCOLAIRE

L’évolution de la population scolaire a confronté les enseignants et les intervenants en santé scolaire (PMS et PSE) à la nécessité de prise en compte de problématiques jusqu’alors demeurées plus discrètes : échecs et décrochages scolaires, situations de maltraitance, violences, assuétudes précoces, chômages des jeunes.

De nouveaux aspects de la santé en milieu scolaire ont émergé : l’accueil des enfants séropositifs, la survenue d’un pic épidémique de méningites, les retombées de l’affaire Dutroux, la mise en évidence des enfants TDAH, l’obésité de certains jeunes, la nécessité de faire de l’école un milieu exempt de nuisances environnementales…etc.

Le métier de médecin scolaire a donc naturellement évolué durant ces 20 ans. Le médecin IMS inspecteur a fait place à un médecin plus impliqué, à la fois dans l’institution scolaire et dans sa structure propre (PSE ou PMS).

En effet, le médecin scolaire se doit  d’agir actuellement :

  • En tant que médecin responsable d’une collectivité scolaire : suspicion d’épidémie, d’intoxication alimentaire ou de maltraitance institutionnelle, couverture vaccinale insuffisante, incidence élevée d’accidents scolaires, défaut de salubrité de l’environnement scolaire…etc.
  • En tant que médecin d’un jeune scolarisé évoluant dans un lieu de vie ayant des spécificités propres et nécessitant la collaboration avec intervenants médicaux, psychologiques ou sociaux.
  • En tant qu’expert en santé publique faisant le relais entre les autorités scolaires et les autorités sanitaires : identification des besoins locaux, diffusion des informations médicales et sanitaires interférant avec la scolarité, aide à la prise de décision en cas d’urgence…etc.
  • En tant qu’éducateur auprès  des élèves, des parents… et des enseignants.

 

DES INFORMATIONS RICHES ET RECONNUES

C’est pourquoi, outre diverses réunions entre médecins responsables au cours desquelles sont abordées des thèmes d’actualités, l’APMS propose régulièrement à l’intention de ses membres et de leurs collaborateur(trice)s des formations continues dont les thèmes varient selon les demandes des membres et pour lesquelles les accréditations demandées sont régulièrement accordées. Au cours de ces 20 ans, ont été successivement abordées :

  1. La santé scolaire en question – Livre Blanc (1990)
  2. En forme pour, par et à l’école (1992)
  3. Accueil en communauté de l’enfant séropositif – Colloque de deux journées (1994)
  4. Secret médical et médecine scolaire (1997)
  5. Otite, troubles de l’audition et logopédie (1998)
  6. Allergies professionnelles et sick building disease (1998)
  7. Dermatologie de l’enfant et de l’adolescent (1999)
  8. Allergie et asthme chez l’enfant (1999)
  9. Un cas de méningite en milieu scolaire (2000)
  10. La santé des primo-arrivants (2004)
  11. L’énurésie (2006)
  12. Vaccination enti HPV + syndrome métabolique chez l’enfant (2007)
  13. Troubles de la parole et déficit d’audition (2008)

 

MALGRE DES MOYENS ENCORE INSUFFISANTS

Si certaines de ses convictions initiales ont pu être rencontrées lors de l’élaboration des décrets de 2001-02 sur la Promotion de la Santé à l’Ecole et en Enseignement Supérieur hors universitaire, l’APMS ne peut que déplorer la réduction des moyens mis à disposition des équipes de terrain et la disparition des subsides accordées au médecin coordonateur.

Les moyens financiers restent en effet notoirement limités, en dépit du fait que le mode de subventionnement soit devenu forfaitaire suivant le nombre d’élèves sous tutelle et que soient prévus des moyens supplémentaires selon le type de population scolaire desservie.

 

DES ENJEUS MAJEURS POUR LES 20 PROCHAINES ANNEES

L’APMS souligne encore des manques criants : l’absence de normes d’encadrement du personnel des services, l’absence de valorisation du rôle du médecin actif en PSE, l’absence de consensus sur la formation de base du médecin scolaire, la non-reconnaissance de la formation spécifique de l’infirmière scolaire.

Elle se préoccupe des difficultés qu’entraîne la menace de pénurie de médecins scolaires entraînant un risque de multiplication d’actes indûment confiés.

Elle milite pour que les activités d’examen et de bilan médicaux PSE puissent entrer, selon une clé de répartition équitable, dans la comptabilité des contacts médecin-patient du médecin qui pratique en promotion de la santé à l’école.

Elle s’interroge encore sur les évidentes disparités de fonctionnement et de charges de travail que réservent les différentes PO à leurs médecins scolaires.

 

RELEVEZ LE DEFI AVEC NOUS

L’APMS n’existe que par la force des convictions de ses membres et leur représentativité : si vous croyez qu’il est important d’intervenir en faveur des élèves, des enseignants et des parents, et de votre activité professionnelle, rejoignez-nous ! Et que soient ici remerciés ceux qui depuis 20 ans se sont attachés à la faire suivre.

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